Terça-feira, 30 de Dezembro de 2003
LES 4 VÉRITÉS DE LA MONDIALISATION
Para não se queixarem que é tudo em inglês, um interessantíssimo artigo do Alain Madelin sobre a mundialização e os seus benefícios (ao contrário do que alguns dizem).No mesmo site, les cercles libéraux, há muitos outros artigos de interesse sobre a jornada que organizaram acerca da mundialização.Les 4 vérités de la mondialisationpar Alain MADELIN Un proverbe chinois nous dit : « Lorsque les vents du changement commencent à souffler, certains cherchent à se protéger du vent quand d'autres construisent des moulins à vent ». Aujourd'hui, assurément les vents du changement nous conduisent vers un nouveau monde. Certains cherchent à s'abriter, d'autres cherchent à s'adapter pour en tirer le meilleur parti. Il faut à la fois refuser les visions maléfiques de la mondialisation, elle nous apporte le mal ou les visions béates, elle nous apportera d'elle-même ses bienfaits. Si ce nouveau monde bouscule nos repères, il inquiète parfois. Certains sont habiles à exploiter cette inquiétude et même à fabriquer les peurs. Arnold Toynbee, le grand historien, a magnifiquement montré comment en de telles circonstances un pays et une civilisation pouvaient soit aller vers de nouveaux progrès soit se laisser entraîner par le déclin. Si l'on veut relever les défis, et échapper au déclin, il nous faut comprendre le sens de ce qu'apporte la mondialisation. Deux fois déjà dans l'histoire de l'humanité, les hommes ont inventé de nouvelles méthodes de productions de richesses. La première grande révolution vers la fin du premier millénaire a été la généralisation d'une civilisation fondée sur de nouvelles techniques de productions agricoles. La deuxième révolution a été la révolution industrielle. Elle a changé toutes les habitudes des peuples concernés. Ce fut la production de masse, la consommation de masse, les idéologies de masse, la démocratie de masse. Cette révolution a été rude pour l'homme et pour l'environnement. Voici qu'intervient aujourd'hui la troisième grande vague de changement de l'histoire de l'humanité, avec la chute du mur de Berlin, symbole de la fin d'un monde, du monde de la souveraineté absolue des Etats sur les individus. Avec la révolution du savoir numérique que symbolise « Internet ». Ce nouveau monde échappe de plus en plus au contrôle classique des Etats. Si le 20ème siècle a été le siècle de la confiance en l'Etat, le nouveau siècle s'annonce comme celui de la confiance retrouvée dans la liberté et la responsabilité de l'homme. Oui, nous avons le devoir de comprendre ce nouveau monde, non pas pour en changer, inventer un « autre monde », mais pour répondre à ses défis et en tirer tout le parti possible. C'est donc autour du débat sur la mondialisation - et je me réjouis qu'il soit ouvert par l'UMP - que se structure maintenant et encore plus demain le débat intellectuel et politique. Dans ce débat la France cependant fait monde à part, car les sophismes de l'anti-mondialisation primaire y ont sûrement plus de force qu'ailleurs. Le moment est venu de remettre les idées à l'endroit. Le temps me manque ici pour développer, argumenter tout ce qu'il faudrait dire. C'est la raison pour laquelle j'organise le 15 novembre prochain au Toit de la Grande Arche de la Défense, une journée de rencontre autour des quatre vérités de la mondialisation. En bref 1ère vérité : Le nouveau monde c'est d'abord celui du partage de la démocratie, du savoir et des cultures 2ème vérité : le libre-échange, on a tous à y gagner 3ème vérité : la mondialisation c'est la chance des pays pauvres 4ème vérité : le progrès scientifique n'est pas le problème, mais la solution1ère vérité : Le nouveau monde c'est d'abord celui du partage de la démocratie, du savoir et des cultures La mondialisation, avant d'être commerciale est d'abord la mondialisation des valeurs universelles des droits de l'homme et de la démocratie, celles qui font reculer l'oppression. Et s'il est vrai que les démocraties ne se font pas la guerre, les progrès de la démocratie sont les progrès de la paix. Dans ce nouveau monde, la souveraineté absolue des Etats s'efface au profit de l'affirmation des droits inaliénables de l'Homme, nous obligeant à remettre en cause toutes les institutions conçues au temps de la Guerre froide, à inventer non pas le super-gouvernement du monde, mais les nouvelles institutions de la coopérations humaine, de nouveaux contre-pouvoirs face aux nouveaux pouvoirs. L'efficacité économique et sociale est le résultat d'un ordre social fondé sur la confiance dans la liberté et la responsabilité de la personne qui n'est que le reflet de choix fondamentaux éthiques en faveur d'une libération responsable des hommes. Ce nouvel ordre juridique et institutionnel qui se développe dans le monde c'est celui de l'état de droit, à valeur universelle qui en soumettant le pouvoir à des normes juridiques supérieures protège les faibles contre l'arbitraire. La mondialisation c'est d'abord la victoire des droits de l'homme. L'échange avant d'être celui des marchandises est d'abord l'échange des connaissances et le partage du progrès et des connaissances accumulées. La mondialisation, c'est la nouvelle civilisation du savoir. La quasi totalité du savoir mondial sera accessible quasi gratuitement. Les services les plus élaborés de l'éducation de demain et déjà les cours les plus sophistiqués comme ceux du MIT seront disponibles gratuitement. La mondialisation n'est rien d'autre que cette extraordinaire opportunité offerte à tous les habitants de la planète d'échanger toute sorte de biens, de services, de capitaux, d'informations sans avoir à se préoccuper de l'existence des frontières. A l'exemple de la musique, formidable bouillonnement culturel où viennent s'entre-épouser les cultures musicales du monde entier. Elle nous rappelle que la valeur est en nous et non dans les choses et qu'il existe bien des choses qui n'ont pas de valeur marchande. La liberté ne créée pas l'uniformité, mais la diversité. 2ème vérité : le libre-échange, on a tous à y gagner Il y a dix ans, au moment des accords de Marrakech qui allaient donner naissance à l'OMC, les adversaires du libre-échange et de la mondialisation nous expliquaient que les pays les plus riches, l'Europe et la France allaient être déstabilisés par les pays les plus pauvres moins exigeants en terme de salaires, de protection sociale et d'environnement. Ces Cassandre se sont trompés. L'horreur économique et la fin du travail n'ont pas été au rendez-vous. Aussi les mêmes nous expliquent aujourd'hui que ce sont les pays pauvres qui sont victimes des pays riches. En réalité, la réflexion comme l'expérience montrent sans discussion possible les dangers du protectionnisme et les bienfaits pour tous du libre-échange mondial. Le libre-échange est un jeu à somme positive, le gain de l'un n'est pas la perte de l'autre. Mais Il est vrai cependant que le libre-échange s'accompagne d'effets d'optique. On voit souvent les effets sociaux destructeurs des délocalisations. On ne voit pas, ou l'on voit moins, la redistribution du gain du consommateur, qui grâce à la mondialisation a trouvé un produit moins cher, vers une autre production ou vers un autre service. « J'achète des chaussures moins cher, mais cela me permet d'aller davantage au restaurant ou au cinéma ». De même que l'on ne comprend pas toujours que l'argent des importations est nécessairement recyclé par des achats ou des placements dans l'économie française qui sont sources d'autres entreprises et d'autres emplois. « Celui qui a fabriqué mes chaussures achètera avec ses euros des machines, du vin ou des films made in France ». En réalité le libre-échange ne supprime pas d'emplois, il les déplace et il en invente de nouveaux. Les bienfaits pour un pays comme la France seront d'autant plus grands que notre économie fera preuve de souplesse et de capacité d'innovation et d'adaptation. Il faudrait, nous disent certains, subordonner les droits économiques à des droits fondamentaux comme les droits sociaux et les droits de l'environnement. Il n'est pas sans intérêt de noter que ceux qui affirment cela oublient assez volontiers les droits de l'Homme dans leur énumération. 1- Les libertés d'agir, d'échanger ou de choisir font partie des droits fondamentaux. 2- Les pays pauvres, et ils n'ont pas tort, voit dans l'invocation de ces limitations l'expression d'un protectionnisme déguisé. Les riches devraient échanger entre eux, les plus pauvres pourraient leur acheter, mais surtout pas leur vendre ! 3- Réserver le libre échange aux pays démocratiques ou à ceux qui ont atteint un stade de développement qui leur permet de payer de bons salaires et de mieux protéger leur cadre de vie, c'est condamner les pays pauvres à la pauvreté, abandonner les militants des droitsde l'homme victimes de l'oppression qui sont les premiers à souhaiter l'ouverture aux échanges commerciaux, car ils y voient la chance de desserrer leur étreinte. Les droits de l'homme ne sont pas des droits de douanes. 4- D'ailleurs les adversaires de la mondialisation qui utilisent ces arguments devraient réaliser que faire de la privation du libre-échange la punition des méchants pays c'est reconnaître que le libre-échange est un bienfait ! Il faudrait aussi refuser « la dictature des marchés financiers ». En fait, personne ne peut être forcé de prêter à un pays ou d'y investir. Les marchés financiers n'imposent aucune dictature, mais ils sont faits de disciplines salutaires. Les mouvements journaliers considérables des marchés financiers correspondent à des opérations complexes de couverture qui réduisent les risques et permettent au capital de se diriger là où l'énergie et le talent des hommes l'utiliseront au mieux. Il serait non seulement impossible mais aussi absurde de taxer ces mouvements sauf à rendre le crédit plus cher pour ceux qui en ont le plus besoin. 3ème vérité : la mondialisation c'est la chance des pays pauvres Avec la mondialisation, la pauvreté, la faim, la misère et l'oppression reculent. La démocratie avance, l'éducation progresse, la santé s'améliore. La mondialisation profite au plus grand nombre : tel est le sens du mouvement. Les pays en voie de développement qui ont le plus joué le jeu du libre-échange mondial en ouvrant largement leurs frontières sont ceux qui ont aujourd'hui atteint un stade de développement parmi les plus élevés. Ils ont connu une croissance économique par personne deux fois et demi supérieure à celle des pays développés et trois et demi supérieure à celle des pays en développement peu ouverts. Quel est le type d'économie et de relation mondiale qui permet aux peuples qui sont en bas de l'échelle de sortir le plus vite possible de la pauvreté ? Poser la question, c'est y répondre. En tout cas les pays les plus pauvres y ont répondu. Ils veulent plus de libre-échange et moins de protectionnisme. Cela est si vrai que l'on se presse aux portes de l'OMC pour y entrer et que personne ne souhaite en sortir. Certes, il y a des inégalités même si celles-ci globalement reculent. Mais la question des inégalités est différente de celle de la pauvreté. Les inégalités peuvent progresser alors que la pauvreté diminue, ce qui est souvent le cas dans une phase d'enrichissement, d'accumulation primitive du capital. Les pourfendeurs de la mondialisation obnubilés par leurs objectifs politiques nous livrent de bien douteuses démonstrations où l'on tire des liens de causalités entre des phénomènes qui ne sont que simultanés, où l'on fait dire aux chiffres le contraire de la réalité par des comparaisons biaisées. Des comparaisons qui ne tiennent pas compte par exemple des parités de pouvoir d'achat ou qui occultent les causes politiques les désordres sociaux, la corruption dans le malheur des peuples. Ils sont les faux amis des pays pauvres. L'échec de Cancun est la conséquence de l'extraordinaire égoïsme américain et européen dont les productions subventionnées du coton et du sucre font la ruine de beaucoup de pays pauvres. C'est l'échec d'un multilatéralisme dont le socle est d'offrir à tous les pays la clause de la nation la plus favorisée. Certes, il n'est pas difficile de trouver des exemples de populations très pauvres dont la situation s'est aggravée. Mais comme le dit Geremek le grand historien polonais de la pauvreté : « N'instrumentalisez pas la pauvreté et la famine ». Si 850 millions de personnes dans le monde sont concernées par des problèmes de malnutrition ou de famine, cette malnutrition, comme le dit Jean-Christophe Ruffin, le président d'Action contre la faim, est moins liée au sous développement qu'aux problèmes liés aux convulsions politiques. Comme le remarque Amartya Sen, prix Nobel d'économie 1998, les famines ont toujours disparu avec l'apparition des régimes démocratiques. Le problème de la pauvreté et de la faim est devenu aujourd'hui essentiellement celui de l'Afrique où les terres des cultures vivrières ont été rebelles à la « révolution verte » à tel point que le Programme des Nations-Unies pour le Développement y recommande aujourd'hui l'usage des OGM. Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique a pris acte de l'échec des modèles de développement, fondés sur le socialo-tiers-mondisme ou le dirigisme étatique. Il propose une nouvelle vision de sociétés africaines ouvertes assurant le respect des droits humains fondamentaux, prenant en charge leur développement économique avec le nécessaire appui des pays les plus riches pour favoriser la santé, l'éducation et les infrastructures essentielles. Il attend beaucoup des progrès du libre échange même si celui ci n'est pas la potion magique qui règlerait tous les problèmes. La richesse d'un pays vient d'abord de l'intérieur et non de l'extérieur. Le principal bienfait de la mondialisation est de favoriser les évolutions institutionnelles, culturelles, juridiques qui font la richesse des nations. Le libre-échange est une condition nécessaire, mais insuffisante du développement. Et si le libre-échange n'exclut pas certaines protections pour les pays en développement, celles-ci doivent rester l'exception et le libre-échange de la règle. 4ème vérité : le progrès scientifique n'est pas le problème, mais la solution Qui peut sérieusement nier les bienfaits des progrès scientifiques et technologiques. Certes, chaque étape d'un nouveau progrès n'est pas sans créer de nouveaux problèmes. Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, des catastrophes planétaires annoncées par le club de Rome. Il y avait trop d'hommes, pas assez de matière première, pas assez d'énergie. Et pour ces nouveaux néo-malthusiens, il fallait d'urgence renoncer à la croissance, et retrouver les solutions du partage. Tout ceci était faux. Aujourd'hui les mêmes ou peu s'en faut, nous disent : la population va exploser, l'effet de serre nous promet un tropicalisation du globe, l'air est toujours plus pollué les forêts disparaissent. Tout cela est faux, comme le reconnaît Claude Allègre, chez qui le politique n'a pas occulté le scientifique. Ou encore Joan Lomborg, cet ex-animateur danois du mouvement Greenpeace qui a voulu avec méthode passer au crible de la vérification scientifique toutes ces affirmations pour démonter la vulgate catastrophiste. Trop souvent l'émotion l'emporte sur la raison, et la mauvaise science chasse la bonne sur les plateaux de télévision. La vérité est que ce sont les moteurs propres et les progrès de nos industries qui font reculer la pollution de l'air, que ce sont les mécanismes de marchés et les quotas de productions qui permettent de maîtriser nos émissions. Comme nouvelle source d'énergie propre, l'hydrogène a plus d'avenir que l'éolienne. N'ayons pas peur du progrès. Même si, comme l'a noté, le président de l'académie des sciences, Etienne-Emile Baulieu : « Il semble aussi difficile de se faire aux OGM au début du 21e siècle que de monter dans les trains au début du 19 siècle où on craignait de mourir dans les tunnels ». Refuser systématiquement les OGM quand on veut combattre la faim dans le monde, c'est dangereux, comme le dit Bernard Kouchner. Bien entendu, laissez faire n'est pas laisser polluer, laissez passer n'est pas laisser contaminer. La liberté a besoin d'être accompagnée par des règles de responsabilité, à l'exemple des règles de circulation maritime américaine qui nous auraient épargné les marées noires de l'Erika ou du Prestige. Bien entendu la science doit s'accompagner de la prudence. Mais prenons garde aussi, comme le dit toujours le président de l'académie des sciences : « Il importe de ne pas faire du principe de précaution un principe de suspicion et une pratique d'inaction ». Prenons garde à ne pas détruire l'édifice même d'une liberté responsable par une inversion dangereuse de la charge de la preuve. Ceci me rappelle l'histoire de l'anarchiste Fénéon arrêté au début du siècle car il portait un couteau. Au Président du Tribunal qui lui lançait « avec ce couteau, vous auriez pu tuer quelqu'un », il répondit simplement « oui, j'aurais pu… Mais Monsieur le Président, est ce que vous savez que vous avez sur vous de quoi commettre un viol ! » Ce qui caractérise les adversaires de la mondialisation, la « mondialisation libérale » comme ils disent, c'est le refus plus ou moins grand d'une société de liberté. Etrange coalition au demeurant que celle qui rassemble aujourd'hui les extrêmes, de gauche et de droite, du parti communiste au front national, les adversaires d'une économie et d'une société de liberté, les nostalgiques du Tout politique. Soit qu'ils défendent la souveraineté de l'Etat à travers la préférence nationale appliquée à l'agriculture ou à la culture, la souveraineté culinaire, c'est-à-dire la prédominance des choix collectifs sur les choix individuels Soit qu'ils imaginent un chimérique gouvernement mondial, nouveau Léviathan, imposant ses décisions et ses choix au nom du bien ou des exigences supérieures de la planète ! Dans le plus profond de lui-même, le mouvement anti-mondialisation cache un refus radical, une rupture avec le capitalisme, l'économie de marché, la démocratie libérale, d'autant plus radical qu'il est orphelin d'un système alternatif. Ceux qui hier vilipendaient les démocraties libérales pour leur incapacité à produire des richesses les clouent aujourd'hui au pilori pour leur trop grande capacité à la faire. Il ne manquait pas hier d'intellectuels, de prétendus économistes pour nous expliquer que le libéralisme économique était condamné par le socialisme scientifique à tel point que mes amis dirigeants des nouveaux pays démocratiques libérés du joug communiste à l'Est me disaient non sans humour : « il faut que nous trouvions notre chemin tous seuls car s'il existe à l'Ouest une infinie collection de manuel et de programmes expliquant comment passer d'une économie capitaliste à une économie socialiste il n'en existe guère expliquant comment faire le chemin inverse ». Aujourd'hui, la réaction contre la liberté est toujours de mode, même si elle se pare d'habits nouveaux. Le moment est venu de remettre les idées à l'endroit. Voici pourquoi.

tags:

publicado por João Carvalho Fernandes às 18:48
link do post | favorito

Comentar:
De
 
Nome

Url

Email

Guardar Dados?

Ainda não tem um Blog no SAPO? Crie já um. É grátis.

Comentário

Máximo de 4300 caracteres



Copiar caracteres

 



mais sobre mim
pesquisar
 
Fevereiro 2019
Dom
Seg
Ter
Qua
Qui
Sex
Sab

1
2

3
4
5
6
7
8
9

10
11
12
13
14
15
16

17
18
19
20
21
22
23

24
25
26
27
28


posts recentes

CHRIS GEOFFROY - A última...

BOLIVAR LUSÍADAS PROTAGON...

ANTÓNIO MEXIA - É SÓ COIN...

PROGRESSIVIDADE FISCAL

MENINAS E MENINOS DE OURO

CÂNTICO NEGRO - JOSÉ RÉGI...

ANTÓNIO COSTA, DEMITA-SE!

DESERTIFICAÇÃO...

MONUMENTO DE HOMENAGEM AO...

O ASTÉRIX QUE SE CUIDE!

Banner Publipt
arquivos

Fevereiro 2019

Junho 2018

Abril 2018

Novembro 2017

Setembro 2017

Junho 2017

Abril 2017

Março 2017

Janeiro 2017

Dezembro 2016

Novembro 2016

Outubro 2016

Setembro 2016

Agosto 2016

Julho 2016

Junho 2016

Abril 2016

Março 2016

Fevereiro 2016

Janeiro 2016

Agosto 2015

Abril 2015

Março 2015

Janeiro 2015

Novembro 2014

Setembro 2014

Maio 2014

Abril 2014

Março 2014

Novembro 2013

Outubro 2013

Setembro 2013

Agosto 2013

Julho 2013

Maio 2013

Abril 2013

Março 2013

Fevereiro 2013

Janeiro 2013

Dezembro 2012

Novembro 2012

Outubro 2012

Setembro 2012

Agosto 2012

Julho 2012

Junho 2012

Março 2012

Fevereiro 2012

Janeiro 2012

Dezembro 2011

Novembro 2011

Outubro 2011

Setembro 2011

Agosto 2011

Julho 2011

Junho 2011

Maio 2011

Abril 2011

Março 2011

Fevereiro 2011

Janeiro 2011

Dezembro 2010

Novembro 2010

Outubro 2010

Setembro 2010

Agosto 2010

Julho 2010

Junho 2010

Maio 2010

Abril 2010

Março 2010

Fevereiro 2010

Janeiro 2010

Dezembro 2009

Novembro 2009

Outubro 2009

Setembro 2009

Agosto 2009

Julho 2009

Junho 2009

Maio 2009

Abril 2009

Março 2009

Fevereiro 2009

Janeiro 2009

Dezembro 2008

Novembro 2008

Outubro 2008

Setembro 2008

Agosto 2008

Julho 2008

Junho 2008

Maio 2008

Abril 2008

Março 2008

Fevereiro 2008

Janeiro 2008

Dezembro 2007

Novembro 2007

Outubro 2007

Setembro 2007

Agosto 2007

Julho 2007

Junho 2007

Maio 2007

Abril 2007

Março 2007

Fevereiro 2007

Janeiro 2007

Dezembro 2006

Novembro 2006

Outubro 2006

Setembro 2006

Agosto 2006

Julho 2006

Junho 2006

Maio 2006

Fevereiro 2006

Janeiro 2006

Dezembro 2005

Novembro 2005

Outubro 2005

Setembro 2005

Agosto 2005

Julho 2005

Junho 2005

Maio 2005

Abril 2005

Março 2005

Fevereiro 2005

Janeiro 2005

Dezembro 2004

Novembro 2004

Outubro 2004

Setembro 2004

Agosto 2004

Julho 2004

Junho 2004

Maio 2004

Abril 2004

Março 2004

Fevereiro 2004

Janeiro 2004

Dezembro 2003

Novembro 2003

Outubro 2003

Setembro 2003

Agosto 2003

Julho 2003

Junho 2003

Maio 2003

Abril 2003

Março 2003

tags

todas as tags

favoritos

Dos sítios que valem a pe...

Fazer um cruzeiro: yay ou...

Hoje vou contar-vos uma h...

Boa Noite e Bom Descanso

links
Fazer olhinhos
blogs SAPO
subscrever feeds